Le Crépuscule d'une étoile

Los Angeles, 4 août 1962. Dans moins de 24 heures, Marilyn Monroe sera retrouvée morte. Sa gouvernante, Eunice Murray, son psychiatre, Ralph Greenson, et son attachée de presse, Pat Newcomb, gravitent autour d’elle et tentent de l’aider. Mais que peut-on faire quand la mort rôde ? Loin des rumeurs et des calomnies, un thriller psychologique sur la dernière journée d’une étoile. Un regard chargé d’émotions, d’humour et de surnaturel sur l’un des plus grands mythes du vingtième siècle.

 

Note de l’auteur

Marilyn Monroe est un mythe. Tout le monde sait qui elle fut mais finalement peu de gens ont vu ses films. Son image est tellement ancrée en chacun de nous, qu’elle continue à vivre. Chaque année des romans, des biographies, des essais tentent de décrypter son mystère. La plupart des livres consacrés au cinéma lui réservent un chapitre, si ce n’est la couverture. Plus de quarante ans après sa mort, sa présence est toujours synonyme de recettes, de paillettes et de rêve. Beaucoup d’ouvrages évoquent sa mort, chacun allant de sa théorie, plus ou moins fantaisiste. Pourtant, parmi toute cette littérature, on compte peu de pièces de théâtre.

Fasciné par le personnage et marqué par un décès familial, j’ai pensé que la dernière journée d’un tel mythe se prêtait magnifiquement à une interprétation théâtrale. Le mythe étant, par essence, universel, les dernières heures de Marilyn ont de quoi résonner en chacun de nous. Partant des faits avérés et du déroulement connu de cette dernière journée, j’ai imaginé une femme, encore très jeune, faisant le bilan de sa vie. Elle reçoit ses propres fantômes, les ombres lointaines qui la guident, fait un bilan de sa vie et met en balance, le positif et le négatif. Refusant, de rentrer dans la polémique sur les circonstances de sa mort, j’ai préféré une solution médiane et tout à fait plausible, une mort accidentelle par surdose de médicaments.

Inventant ma propre Marilyn Monroe, sur le canevas commun, je l’ai trouvée espiègle, pleine d’ironie et de lucidité. La pièce est donc à son image, laissant libre cours aux émotions fortes, du rire acide aux larmes savoureuses.

La pièce est divisée en 20 clichés, 20 instantanés d’un jour funeste, 20 images fixées pour l’éternité, 20 heures qui séparent Marilyn de son destin. Le terme « clichés » évoquant autant les photos célèbres que les idées reçues. Les scènes sont courtes. Ce sont des face-à-face, des bras de fer que Marilyn doit livrer, des parties de ping-pong verbal où les répliques fusent pour aller toucher leur cible. Entre ces scènes à plusieurs, Marilyn s’adresse directement aux spectateurs et se confie à eux les yeux dans les yeux. Pénétrant son inconscient, j’effleure le mythe pour mieux le comprendre et mieux nous comprendre.

Une pièce de Vladimir Pronier

Mise en scène : Vladimir Pronier, avec la participation des comédiens et le regard extérieur d'Hélène Bayard

 

Marilyn Monroe : Coline Mathieu

Un photographe, la Mort, un livreur : Jean-Baptiste Huet

Pat Newcomb : Line Sultani

Ralph Greenson : Vladimir Pronier

Un photographe, la Mort, un messager : Lilian Boulonnois

Eunice Murray : Chrystal Clavery

 

Représentations :

12, 13, 16, 17, 19 et 20 mai à 20 h 30 (les dimanches seront finalement relâche)

Salle d'activités Georges-Mahé - Cour de la résidence de la Mare à l'âne - 21-29 rue de la Mare à l'âne à Montreuil

 

Vendredi 9 juin à 21 h

Théâtre Berthelot - Dans le cadre du festival Amathéâtre

6 rue Marcelin-Berthelot à MOntreuil

Réservez vos places à : resa.berthelot@montreuil.fr 

 

La pièce écrite entre 2005 et 2008 a déjà été jouée, dans une mise en scène de Julien Lefebvre, assisté de l’auteur, pour 6 représentations en juin 2010 au Studio Théâtre de Montreuil (93) et pour 11 représentations au Théâtre du Funambule (75). Elle avait alors été saluée par la critique (4ème du top 5 du Figaroscope), par les spectateurs et par les sites de fan. Elle a depuis était reprise par une troupe normande et jouée dans le Calvados et dans la Vienne. Elle est éditée chez Edilivre.